Tesla fait face à un revers avec ses chiffres de livraison 2024

Tesla Shanghai

Tesla rate ses objectifs de livraison du T4, l’action chute

Tesla (TSLA) a commencé l’année 2025 sur une trajectoire baissière, avec son action chutant de plus de 6 % après que l’entreprise a annoncé un écart important par rapport à ses prévisions de livraison pour le quatrième trimestre 2024. Le fabricant de véhicules électriques a livré 495 930 véhicules à l’échelle mondiale pendant le trimestre, un chiffre en deçà des attentes des analystes, qui prévoyaient environ 510 400 véhicules, selon Bloomberg. Bien que ce chiffre représente une amélioration par rapport aux 463 000 véhicules livrés au troisième trimestre et aux 484 500 livrés au même trimestre de l’année précédente, ce manque a suscité des inquiétudes chez les investisseurs.

Les livraisons annuelles de 2024 en dessous des prévisions

Pour l’ensemble de l’année 2024, Tesla a livré 1,78 million de véhicules, manquant la cible de 1,8 million fixée par les analystes. Ce chiffre représente également une baisse par rapport aux 1,8 million de véhicules livrés en 2023, marquant ainsi la première baisse d’une année sur l’autre pour l’entreprise. Cette chute a alimenté des spéculations sur le fait que la concurrence accrue, la demande plus faible et des conditions économiques mondiales difficiles pourraient affecter la performance de Tesla.

Un changement frappant dans le sentiment des investisseurs

La baisse des livraisons de Tesla par rapport à l’année précédente a pris les investisseurs de court, car il y a encore peu de temps, l’entreprise affichait un taux de croissance annuel composé (CAGR) de 50 %. Bien que Tesla ait averti en 2024 que le taux de croissance de ses volumes de véhicules pourrait être nettement inférieur à celui de l’année précédente, les investisseurs ne s’attendaient pas à une baisse des livraisons. Cette situation a contribué à la volatilité de l’action de Tesla, qui a fortement chuté après l’annonce des résultats.

BYD rivalise avec Tesla dans les livraisons mondiales de véhicules électriques

Pendant ce temps, le concurrent chinois BYD (BYDDY) a annoncé avoir livré environ 4,3 millions de véhicules dans le monde en 2024. Bien que 2,5 millions de ces véhicules soient des modèles hybrides, les livraisons de véhicules entièrement électriques (VE) de BYD s’élèvent à environ 1,76 million, réduisant l’écart avec Tesla en termes de part de marché des véhicules électriques.

Les analystes restent optimistes sur les perspectives de croissance de Tesla

Malgré ces chiffres décevants, de nombreux analystes restent optimistes quant aux perspectives de Tesla. L’analyste de Wedbush, Dan Ives, a exprimé sa confiance dans la capacité de Tesla à accélérer la croissance des livraisons en 2025. Il prévoit une croissance des livraisons de 20 à 30 %, soutenue en partie par le lancement d’un véhicule électrique à prix réduit prévu pour le début de l’année. Ives a également mis en avant l’expansion continue du logiciel de conduite autonome (FSD) de Tesla, les essais de robotaxi, et des produits comme le Cybercab comme principaux moteurs de la croissance à long terme.

Ives estime que ces innovations permettront à la capitalisation boursière de Tesla de dépasser les 2 trillions de dollars, avec un focus renouvelé sur l’accélération de la croissance des livraisons et l’adoption du FSD en 2025. Malgré le manque de livraisons du T4, il considère la baisse actuelle comme une opportunité d’achat et encourage les investisseurs à rester positifs quant à la trajectoire à long terme de Tesla.

L’avenir : 2025 et au-delà

En résumé, bien que Tesla fasse face à des défis à court terme, les analystes estiment que l’accent mis par l’entreprise sur l’innovation, des options de véhicules à prix abordables et la technologie de conduite autonome jouera un rôle crucial dans sa reprise et sa croissance en 2025. Les investisseurs sont invités à suivre de près les développements à venir alors que Tesla navigue dans un marché des véhicules électriques compétitif et en constante évolution.

One thought on “Tesla fait face à un revers avec ses chiffres de livraison 2024

  1. Merci Méta pour cet article.
    Ces derniers temps, j’ai été très prudent avec Tesla. Aujourd’hui, je le reste.
    Je passe sur (pour rester poli) l’instabilité de son dirigeant et me concentre sur les produits et les projets.
    Tesla a pu pendant un bon moment prendre une part importante du marché automobile (au point que quand je sors de Paris pour aller en Province, je suis surpris par le nombre de Teslas en circulation, on peut parler de succès).

    Cependant, la concurrence, comme le rappelle l’article de Méta, ne dort pas (les chiffres de Ford et GM aux Usa en 2024 sont en hausse, je ne parle même pas de la Chine où BYD s’avance vers un leadership).

    Le marché des voitures électrique devient un peu moins séduisant (prix en augmentation, baisse des aides des états pour les acquérir, le retard dans la couverture des territoires hors des grandes villes avec les bornes électriques et puis la plus-value écologique pour les mettre en valeur devient un argument moins percutant pour le consommateur lambda). Avec le recul, je suis moins étonné par l’abandon d’Apple de ce type de marché. L’interdiction du thermique à moyen terme va poser problème avec les possesseurs de ces modèles…

    Au point que certains (les zélateurs comme les contempteurs) commencent à imaginer que Tesla va pivoter du marché auto au marché Robot, avec le FSD et les robot-taxis comme chevaux de Troie de cette transition.

    Ces robot-taxis, je me pose encore la question de leur autonomie complète. Bien sûr les quelques vidéos youtube sur les dernieres versions du FSD peuvent impressionner mais il reste toujours le cas où le robot-taxi croise une situation qui sort de sa base de données, le cas d’un automobiliste (et on sait qu’on peut en croiser, et je ne parle pas que des papys qui déboulent sur des autoroutes en sens interdit) qui ferait un truc complètement inattendu devant ou derrière le robot-taxi….On sera peut-être aux premières loges d’une guerre des tranchées avec les compagnies assurances sur les responsabilités.

    Ensuite, envisager un boom grâce au marché des robots me semble très lointain et très optimiste. L’application industrielle est déjà là, dans les usines d’Amazon par exemple mais l’application dans la domotique au quotidien…. Le visionnage du film I Robot avec Will Smith, a peut-être donné une révélation au patron de Tesla mais ça restera, et pour un bon moment, de la science fiction, même si l’auteur à l’origine de l’histoire, Isaac Asimov, est un sacré visionnaire. Il faudrait un produit qui coûte moins cher pour le rendre le plus accessible. Ce qui n’est pas pour demain vu la techo de pointe employée.

    En conclusion, investir ou pas investir ? Ben comme l’a dit Méta je crois, il faut avoir une foi dans ces projets pour vouloir y contribuer, et peut-être abandonner la vision purement rationnelle et comptable. Du reste, ce n’est pas un hasard si les plus fervents possesseurs d’actions Tesla, sont souvent les plus enclins à défendre son dirigeants en toutes circonstances. On est toujours dans le registre quasi-religieux. Comme le Bitcoin qui irait à 0 ou un million, avec tous les gens qui suivent Michael Saylor comme le messie, on peut imaginer que Tesla est un peu sur les mêmes rails. Soit ces projets se concrétisent pleinement et les gens derrière seront en extase, soit ces projets se plantent et là, les retournements seront terribles.

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