Les entreprises cotées en bourse ont publié des résultats impressionnants au troisième trimestre, dépassant à la fois les attentes en matière de chiffre d’affaires et de résultat net. Cependant, ce succès financier ne s’est pas traduit par des gains boursiers. Malgré des bénéfices robustes, les trois principaux indices ont clôturé en baisse, reflétant le sentiment dominant du marché. Cet article examine les facteurs qui influencent cette déconnexion, notamment la position de la Réserve fédérale, la hausse des rendements obligataires et diverses préoccupations géopolitiques.
Bénéfices par rapport aux performances du marché : pourquoi cette disparité ?
Alors que les entreprises déclarent des bénéfices supérieurs aux prévisions, les marchés boursiers affichent une tendance à la baisse. Cette incongruité a soulevé des questions sur la dynamique plus large du marché et sur les facteurs à l’origine des récentes fluctuations.
La position de la Fed « plus haut pour plus longtemps »
Les récentes remarques du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, concernant l’engagement de la banque centrale en faveur de sa politique « plus élevée et plus longue » ont joué un rôle important dans l’orientation du marché. Suite à la déclaration de Powell, les rendements obligataires ont atteint leurs plus hauts quotidiens, indiquant un marché très réactif aux communications des banques centrales.
La domination du marché obligataire
La trajectoire récente du marché boursier a été fortement influencée par le « pain trade » sur le marché obligataire. La corrélation entre les rendements obligataires et la performance des actions reste un thème central dans le paysage actuel des marchés.
Le rôle des revenus et des facteurs géopolitiques
Julian Emanuel, directeur général senior d’Evercore ISI, estime que de solides bénéfices pourraient servir de catalyseur à la croissance du marché boursier. Cependant, plusieurs facteurs ont empêché cette corrélation de se matérialiser. Les rendements obligataires continuent de grimper, les conflits au Moyen-Orient s’intensifient et l’incertitude politique aux États-Unis persiste.
Inclinez-vous vers des stratégies défensives
Emanuel suggère qu’une évolution vers des stratégies d’investissement défensives devient de plus en plus nécessaire dans cet environnement volatil. Ce changement est motivé par les préoccupations liées à l’instabilité des marchés et aux risques géopolitiques.
Volatilité du marché et indice VIX
Même si certaines sociétés bénéficient de bénéfices solides, le marché dans son ensemble est marqué par la volatilité. L’indice de volatilité CBOE (^VIX), souvent considéré comme un baromètre de la peur et de l’instabilité des marchés, reste proche de ses plus hauts niveaux depuis six mois. La position actuelle du VIX proche de 20 indique que le marché est influencé par des facteurs microéconomiques, tels que l’IA et des thèmes d’investissement spécifiques. Cependant, un niveau VIX de 21 ou plus, que l’indice a dépassé jeudi, suggère que les facteurs macroéconomiques, notamment les risques géopolitiques, ont un impact plus prononcé sur la volatilité des marchés.
Risques géopolitiques accrus
Emanuel souligne que le risque géopolitique est actuellement à l’un de ses plus hauts niveaux, rivalisant avec les niveaux observés au lendemain du 11 septembre et avant la chute du mur de Berlin en 1989. Des questions d’actualité, telles que le conflit entre l’Ukraine et la Russie et les tensions avec la Chine. , ajoutent encore plus d’incertitude au marché.
L’incertitude du marché persiste
Même si de solides bénéfices peuvent avoir un impact positif sur certaines actions, ils n’ont pas encore modifié le discours plus large du marché. La volatilité des rendements des bons du Trésor, les incertitudes quant à la trajectoire de l’économie américaine, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et l’indécision politique à Washington continuent de poser des défis. L’effet combiné de ces pressions crée un environnement défavorable pour un marché qui déteste généralement l’incertitude.
En attendant des éclaircissements de la part de la Fed
Les investisseurs s’attendent à ce que la volatilité du marché obligataire finisse par s’atténuer, mais cela dépend d’une meilleure compréhension des actions futures de la Réserve fédérale. Lors de son récent discours et de sa discussion, Powell s’est abstenu de fournir des perspectives définitives sur d’éventuelles hausses de taux, contribuant ainsi à l’incertitude du marché.
Conclusion:
En conclusion, même si les résultats du troisième trimestre ont dépassé les attentes, la performance boursière reste terne. L’interaction de facteurs tels que la position de la Réserve fédérale, la hausse des rendements obligataires et les tensions géopolitiques complique l’évolution du marché. Les investisseurs attendent des éclaircissements supplémentaires de la part de la Fed avant de s’attendre à un changement significatif du sentiment du marché.
