Le groupe français de conseil en informatique Capgemini a connu une croissance trimestrielle plus faible, attribuée à un ralentissement dans ses régions, particulièrement affectées par un marché américain plus faible que prévu, les clients cherchant à réduire leurs coûts. Par conséquent, ses actions ont connu une baisse de 5% à 10h50 GMT, marquant la plus forte baisse parmi les valeurs de premier ordre françaises.
Changement dans le comportement et les attentes des clients
Aiman Ezzat, PDG de Capgemini, a souligné que le marché américain a affiché une performance plus lente que prévu. La société a observé une augmentation du nombre de clients prenant des mesures de réduction des coûts, ce qui a accru la pression sur le marché américain. Malgré cela, Ezzat a déclaré que les clients n’abandonnaient pas entièrement les transactions, mais ajustaient plutôt le calendrier de leurs commandes, ce qui entraînait une approche attentiste dans certains secteurs, en particulier aux États-Unis.
Le directeur de l’exploitation, Olivier Sevillia, a fait écho à ce sentiment, mentionnant que la possibilité d’un point de basculement pourrait ne pas se produire avant le quatrième trimestre. Il s’est dit convaincu que la demande rebondirait fortement une fois la dynamique du marché améliorée.
Investissement sur l’IA et la transformation numérique pour la croissance future
Tout en faisant face aux défis du marché, Capgemini a réalisé une croissance de 5,2 % de ses ventes au deuxième trimestre à taux de change constants, une baisse par rapport à la croissance de 10,7 % enregistrée au trimestre précédent. Notamment, les revenus de la société aux États-Unis, son deuxième marché en importance, ont augmenté de 3 % contre 6,1 % au trimestre précédent.
Pour stimuler la croissance future, Capgemini a mis l’accent sur la transformation numérique, y compris l’intelligence artificielle (IA). Le PDG Aiman Ezzat a exprimé sa conviction que l’IA générative jouerait un rôle central dans cette transition. L’IA générative, connue pour sa capacité à générer du texte, des images et d’autres contenus, gagne en popularité, en particulier depuis la sortie du chatbot ChatGPT d’OpenAI l’année précédente. Cependant, l’adoption généralisée de l’IA soulève également des inquiétudes concernant le droit d’auteur, la cybersécurité, la confidentialité et le déplacement potentiel de l’emploi.
En réponse à l’importance croissante de l’IA, Capgemini a annoncé son intention d’investir 2 milliards d’euros dans l’IA au cours des trois prochaines années. Cet investissement substantiel vise à doubler les effectifs de ses équipes data et IA, portant le nombre de professionnels à 60 000 personnes. Actuellement, l’effectif total de l’entreprise s’élève à 349 500, soit une baisse de 1 % par rapport à l’année précédente à fin juin.
